Repas de prise de masse pour un homme : le menu type n'est pas la bonne réponse
Cherchez « repas prise de masse homme » et vous tomberez sur dix menus à 3 200 kcal, tous différents, aucun calculé pour vous. Le problème n'est pas leur contenu, c'est qu'un menu figé ne survit jamais à la deuxième semaine. Ce qui tient dans la durée, c'est une structure de repas que vous savez régler vous-même, sur votre poids et sur votre appétit.
- Un repas de prise de masse tient en quatre cases : protéine, féculent, matière grasse ajoutée, légume.
- La quantité se calcule sur votre poids : environ 0,4 g de protéines par kilo et par repas.
- Quatre à six repas par jour n'ont jamais démontré mieux que trois : c'est le total quotidien qui décide.
- Le féculent et l'huile sont les variables d'ajustement ; la protéine et le légume ne bougent pas.
Avant le menu : les trois chiffres qui décident de tout
Un repas de prise de masse n'a rien de particulier en soi. Ce qui le rend efficace, c'est la place qu'il occupe dans une journée elle-même calibrée. Trois chiffres suffisent à poser ce cadre, et tant qu'ils ne sont pas posés, aucun menu ne veut dire quoi que ce soit.
Votre entretien. Une équation prédictive validée sur des adultes en bonne santé donne un point de départ acceptable37, à condition d'accepter qu'elle se trompe d'une personne à l'autre : les comparaisons de formules montrent des écarts individuels réels38. Notre calculateur de calories applique cette méthode. Prenez le résultat pour une hypothèse à corriger sur la balance, jamais pour une vérité.
Votre surplus. Les recommandations de fond pour un pratiquant hors compétition situent le supplément autour de 10 à 20 % au-dessus de l'entretien, pour une progression de 0,25 à 0,5 % du poids de corps par semaine40. Pour 80 kg, cela fait 200 à 400 g par semaine et un surplus quotidien de 250 à 500 kcal. Notez au passage que le surplus n'est pas une obligation absolue : chez le débutant, ou chez quelqu'un qui part avec une masse grasse élevée, du muscle se construit sans excédent calorique39.
Vos protéines. La position officielle de la société internationale de nutrition sportive place le besoin entre 1,4 et 2,0 g par kilo et par jour1, et la méta-analyse la plus citée retrouve un plateau des gains autour de 1,6 g/kg2. Ce total se répartit ensuite sur trois à cinq prises d'environ 0,4 g par kilo30. Retenez ce 0,4 : c'est la seule quantité par repas qui repose sur quelque chose. Le reste de nos repères sur le sujet est dans la rubrique protéines.
Voilà le cadre. Maintenant, une remarque qui vaut pour tout ce qui suit : aucun des menus publiés sur la première page de Google ne vous donne le moyen de refaire ce calcul pour vous. Ils vous donnent le résultat de quelqu'un d'autre.
Un repas de prise de masse tient en quatre cases
Voici l'idée qui change tout, et qu'aucune page concurrente n'expose : on ne copie pas un repas, on le remplit. Un repas de prise de masse est un gabarit à quatre cases, dont deux sont fixes et deux servent de réglage. Une fois ce gabarit en tête, vous n'avez plus jamais besoin d'un menu tout fait.
| Case | Ce qu'elle fait | Repère pour 75 kg | Statut |
|---|---|---|---|
| Protéine | Couvrir 0,4 g/kg sur le repas | 30 g de protéines : environ 130 g de viande ou de poisson crus, ou 200 g de fromage blanc plus 2 œufs, ou 40 g de poudre protéinée | Fixe |
| Féculent | Fournir l'essentiel de l'énergie | 80 à 150 g crus de riz, pâtes, semoule ou flocons | Variable d'ajustement principale |
| Matière grasse ajoutée | Densifier sans occuper l'estomac | 1 à 2 cuillères à soupe d'huile, ou 30 g d'oléagineux, ou 30 g de fromage | Levier quand la balance stagne |
| Légume | Micronutriments et confort digestif | 100 à 200 g, pas davantage | Plafonné |
La colonne « statut » est la partie utile. La protéine ne bouge pas, parce qu'elle est calée sur votre poids. Le légume ne bouge pas non plus, mais pour la raison inverse : il remplit sans apporter, et le doubler est le meilleur moyen de ne pas finir son assiette. Restent deux cases pour piloter le total, le féculent d'abord, la matière grasse ensuite.
Pourquoi la matière grasse en second et pas en premier ? Parce qu'elle est indolore. Deux cuillères à soupe d'huile ajoutent près de 240 kcal sans ajouter un millilitre de volume, ce qui en fait le levier le plus efficace quand la progression cale, mais aussi le plus facile à sous-estimer. On l'utilise en dernier recours, quand augmenter le féculent ne passe plus.
Ce gabarit fonctionne à 62 kg comme à 95 kg. Il suffit de recalculer la première case : 0,4 g de protéines par kilo, soit 25 g à 62 kg et 38 g à 95 kg. Les trois autres cases se règlent ensuite sur ce que dit la balance.
La même journée à 65 kg et à 90 kg
Reprenons le gabarit et déroulons une journée complète. Trois repas plus une collation, ce qui suffit largement, nous y revenons juste après.
- Matin : 100 g de flocons d'avoine, 400 ml de lait entier, une banane, 20 g de purée d'oléagineux. La case protéine est couverte par le lait, la case grasse par la purée.
- Midi : 130 g de viande ou de poisson crus, 100 g de riz cru, 150 g de légumes, une cuillère à soupe d'huile d'olive.
- Autour de la séance : un fruit sec et une boisson protéinée, ou simplement un grand verre de lait et deux tranches de pain. Rien de magique ici, c'est une occasion de plus de faire passer des calories.
- Soir : 4 œufs ou 130 g de viande, 100 g de pâtes crues, légumes, 30 g de fromage râpé.
Cette journée tourne autour de 3 000 kcal, avec près de 160 g de protéines. Elle convient à un homme de 75 kg en surplus modéré. Et maintenant la question que personne ne traite : qu'est-ce qui change si vous pesez 65 ou 90 kg ?
Beaucoup moins que ce que la SERP laisse croire. Dans l'équation prédictive de référence, le poids de corps entre avec un coefficient de 10 kcal par kilo sur le métabolisme de repos37. Une fois le niveau d'activité pris en compte, dix kilos de poids de corps pèsent donc environ 150 kcal d'entretien quotidien. Entre 65 et 90 kg, l'écart est d'environ 400 kcal par jour.
Quatre cents kilocalories, c'est une portion de féculent en plus à deux repas, ou une cuillère d'huile et une poignée d'oléagineux. Ce n'est pas deux repas supplémentaires, ce n'est pas un autre menu, ce n'est même pas un autre petit-déjeuner. Toute la SERP publie des menus distincts pour des profils qui, en réalité, mangent presque la même chose. Si vous voulez chiffrer votre propre cible plutôt que de recopier la nôtre, notre calcul des calories de prise de masse détaille la méthode.
Quatre à six repas par jour : d'où sort ce chiffre ?
Presque toutes les pages du top 10 le répètent : il faudrait quatre, cinq, parfois six repas par jour pour prendre de la masse. Aucune ne cite la moindre donnée. Regardons ce qui existe réellement.
La méta-analyse de référence sur la fréquence des repas a rassemblé quinze études expérimentales. Elle trouve d'abord une association favorable entre le nombre de prises et la composition corporelle, puis, à l'analyse de sensibilité, constate que ce résultat tenait entièrement à une seule étude, ce qui conduit ses auteurs à conclure qu'il faut interpréter le bénéfice avec beaucoup de prudence63. Traduction : le dogme des six repas repose sur presque rien.
Ce qui est établi, en revanche, c'est la répartition des protéines. Étaler l'apport sur trois à cinq prises d'environ 0,4 g par kilo fait mieux que tout concentrer sur un ou deux repas30. Notez la différence : ce n'est pas le nombre de repas qui compte, c'est le nombre de prises protéiques correctement dosées. Un homme de 80 kg qui vise 150 g de protéines les couvre très bien en quatre prises de 35 à 40 g, dont une peut être une simple boisson.
Quant au moment, il a été considérablement surestimé. La position officielle sur le timing nutritionnel comme les revues qui ont réexaminé la fameuse fenêtre anabolique arrivent au même point : c'est le total quotidien qui commande, et le placement autour de la séance ne pèse que marginalement4244. Manger dans les trente minutes après l'entraînement ne change pas votre prise de masse. Manger 3 000 kcal tous les jours, si.
Notre position, donc, et elle dessert le discours habituel : prenez le nombre de repas qui rentre dans votre journée de travail. Trois repas et une collation suffisent. Si vous n'arrivez pas à atteindre votre total sur ce format, le problème n'est pas le nombre de repas, c'est la densité de leur contenu.
Faire tenir ces repas dans une semaine réelle
C'est là que les plans alimentaires meurent. Pas sur le papier, mais le mardi soir en rentrant tard. Trois leviers d'exécution, par ordre de rentabilité.
Densifier plutôt qu'allonger. Nous mangeons un volume, pas un nombre de calories : les travaux sur la densité énergétique montrent que le poids d'aliments consommé sur une journée reste remarquablement stable, et qu'abaisser la densité d'un repas abaisse l'apport sans que la personne s'en aperçoive51. En prise de masse, cela veut dire l'inverse du conseil habituel : on remonte la densité au lieu d'agrandir les portions. Nous développons ce mécanisme dans notre guide de l'alimentation de prise de masse.
Boire une partie du total. Un apport liquide déclenche une compensation nettement plus faible aux repas suivants qu'un apport solide de même valeur énergétique32. Un mélange lait entier, flocons mixés, banane et purée d'amande passe les jours où une assiette de plus ne passerait pas. C'est aussi la seule raison sérieuse d'utiliser de la whey en prise de masse : elle est buvable, pas miraculeuse.
Cuisiner en série les deux cases fixes. La protéine et le féculent se préparent le dimanche pour trois jours ; l'huile, le fromage et les oléagineux s'ajoutent au dernier moment. Vous ne préparez donc jamais un repas complet à l'avance, seulement sa base.
✓ Avantages
- Le gabarit se règle sans recalculer une journée entière.
- Trois repas et une collation tiennent dans un emploi du temps normal.
- Les deux cases variables absorbent les écarts d'appétit d'un jour à l'autre.
- Les calories les moins chères du rayon (flocons, lait, huile, œufs) suffisent à couvrir le surplus.
✗ Inconvénients
- Un gabarit demande de peser ses aliments les deux premières semaines.
- La matière grasse ajoutée se sous-estime facilement : 250 kcal d'huile ne se voient pas.
- Le confort digestif se dégrade si les légumes passent sous la portion plancher.
- Rien de tout cela ne compense un entraînement qui ne progresse pas en charge.
Dernier point pratique, souvent oublié : la répartition de la journée compte moins que sa régularité. Un homme qui mange 3 000 kcal six jours sur sept et 1 800 le septième n'est pas en surplus, il est à l'entretien.
Cinq erreurs qui font caler un plan de repas
Un : recopier un menu calculé pour un autre. C'est l'erreur mère, celle que la SERP entretient. Un menu à 3 215 kcal est juste pour l'homme qui l'a écrit. Chez vous, il sera trop haut ou trop bas, et vous n'aurez aucun moyen de savoir lequel des deux.
Deux : construire ses repas autour des sources les plus maigres. Blanc de poulet, blanc d'œuf, poisson blanc, fromage blanc à 0 % : ces aliments sont excellents en période de perte de poids, précisément parce qu'ils remplissent beaucoup pour peu de calories. En surplus, c'est un handicap. Nous détaillons ce raisonnement dans la rubrique protéines.
Trois : augmenter le légume quand on veut augmenter le total. Le réflexe est louable et le résultat est mécanique : l'estomac se remplit, le compteur ne bouge pas. Le légume est une case plafonnée, pas une case d'ajustement.
Quatre : empiler les repas au lieu de les densifier. Ajouter un cinquième puis un sixième repas allonge la journée sans rien garantir63, et finit par écœurer. Densifier les quatre prises existantes coûte cinq minutes et ne demande aucune organisation supplémentaire.
Cinq : juger son plan sur le poids du matin. Le poids varie d'un à deux kilos sur vingt-quatre heures selon l'hydratation, le sel et le transit. Seule la moyenne hebdomadaire est un signal exploitable.
Une précaution pour finir, qui n'est pas une formalité : si vous vivez avec un diabète, une pathologie rénale, digestive ou cardiovasculaire, ou si vous avez des antécédents de trouble du comportement alimentaire, l'avis de votre médecin prime sur tout ce qui est écrit ici. Augmenter durablement son apport alimentaire n'est pas un geste neutre dans ces situations.
Ce qu'il faut retenir, et le seul chiffre à surveiller
Un plan de repas de prise de masse n'est pas une liste de recettes, c'est une boucle de correction. Le gabarit à quatre cases fixe la forme, la balance fixe le réglage.
Mesurez la moyenne, pas le poids du jour. Pesez-vous chaque matin dans les mêmes conditions et ne regardez que la moyenne des sept derniers jours. C'est le seul chiffre qui répond à la question « est-ce que mes repas sont assez gros ».
Corrigez toutes les deux semaines, par palier de 200 kcal. La moyenne stagne ? Une portion de féculent en plus à deux repas. Elle monte trop vite ? Vous retirez la même chose. Deux semaines, c'est le délai minimal pour que le signal sorte du bruit.
Ne comptez pas sur l'assiette pour compenser la salle. Chez des athlètes suivis pendant une prise de poids, l'encadrement nutritionnel individualisé a permis de gagner de la masse maigre en limitant nettement la prise de gras par rapport à une alimentation laissée libre41 : l'alimentation décide de la vitesse, l'entraînement décide de la répartition entre muscle et gras. Un surplus parfait sur un programme qui ne progresse pas produit surtout du tour de taille.
Le verdict tient en une phrase : gardez le gabarit, jetez les menus. Nos autres repères sur le sujet sont regroupés dans la rubrique prise de masse.
Questions fréquentes
Combien de repas par jour pour prendre de la masse ?
Trois repas et une collation suffisent. La méta-analyse sur la fréquence des repas conclut que le bénéfice apparent d'un nombre élevé de prises reposait sur une seule étude de son échantillon. Ce qui compte est le total quotidien et le fait de répartir les protéines sur au moins trois prises d'environ 0,4 g par kilo de poids de corps.
Que manger pour une prise de masse rapide ?
Il n'existe pas de prise de masse rapide : la vitesse de construction musculaire a un plafond, et tout ce qui dépasse 0,5 % du poids de corps par semaine part majoritairement en masse grasse. La bonne question est plutôt de savoir comment atteindre son total sans y passer la journée : en densifiant les repas existants, pas en les multipliant.
Combien de calories par jour pour un homme en prise de masse ?
Votre entretien plus 10 à 20 %, soit le plus souvent 250 à 500 kcal de surplus. Un ordre de grandeur utile : dix kilos de poids de corps représentent environ 150 kcal d'entretien quotidien, ce qui explique pourquoi les journées d'un homme de 65 kg et d'un homme de 90 kg se ressemblent bien plus que ne le suggèrent les menus publiés.
Quelle quantité de riz par repas en prise de masse ?
Entre 80 et 150 g de riz cru selon votre cible calorique, soit environ 280 à 520 kcal. Le féculent est la variable d'ajustement principale du repas : c'est lui que vous augmentez ou réduisez de 30 à 50 g quand la moyenne hebdomadaire de votre poids ne bouge pas dans le bon sens.
Quel repas manger le soir pour prendre du muscle ?
Le même gabarit que les autres repas : une source protéique à 0,4 g par kilo, un féculent, une matière grasse ajoutée, une portion de légumes. Le repas du soir n'a pas de propriété particulière, et rien n'oblige à supprimer les féculents. La seule adaptation utile est de le rendre un peu plus dense si votre appétit est meilleur le soir que le matin.
Peut-on prendre de la masse en mangeant seulement trois fois par jour ?
Oui, à condition que le total y soit et que les protéines soient réparties sur les trois prises, à environ 0,4 g par kilo chacune. Le format à trois repas devient limitant au-delà d'environ 3 500 kcal, non pour une raison physiologique, mais parce que le volume à avaler en une fois devient inconfortable.
Combien de protéines par repas en prise de masse ?
Environ 0,4 g par kilo de poids de corps, soit 30 g à 75 kg et 36 g à 90 kg. Au-delà, la réponse ne progresse plus proportionnellement ; en dessous, vous perdez une partie du bénéfice de la prise. C'est la seule quantité par repas qui repose sur des données solides.
Faut-il manger avant ou après la séance ?
Les deux fonctionnent. La position officielle sur le timing nutritionnel et les revues qui ont réexaminé la fenêtre anabolique convergent : le total quotidien commande, le placement autour de la séance ne pèse que marginalement. Choisissez ce que votre digestion supporte le mieux, c'est le seul critère qui change vraiment quelque chose.
Sources scientifiques
- Jäger R, Kerksick CM, Campbell BI, et al. International Society of Sports Nutrition Position Stand: protein and exercise. J Int Soc Sports Nutr. 2017;14:20. doi:10.1186/s12970-017-0177-8
- Morton RW, Murphy KT, McKellar SR, et al. A systematic review, meta-analysis and meta-regression of the effect of protein supplementation on resistance training-induced gains in muscle mass and strength. Br J Sports Med. 2018;52(6):376-384. doi:10.1136/bjsports-2017-097608
- Cruzat V, Macedo Rogero M, Noel Keane K, Curi R, Newsholme P. Glutamine: Metabolism and Immune Function, Supplementation and Clinical Translation. Nutrients. 2018;10(11):1564. doi:10.3390/nu10111564
- Kerksick CM, Wilborn CD, Roberts MD, et al. ISSN exercise & sports nutrition review update: research & recommendations. J Int Soc Sports Nutr. 2018;15:38. doi:10.1186/s12970-018-0242-y
- Legault Z, Bagnall N, Kimmerly DS. The Influence of Oral L-Glutamine Supplementation on Muscle Strength Recovery and Soreness Following Unilateral Knee Extension Eccentric Exercise. Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2015;25(5):417-426. doi:10.1123/ijsnem.2014-0209
- Hutson M, Pugh JN, Sage S, et al. Glutamine supplementation reduces markers of intestinal permeability during running in the heat in a dose-dependent manner. Eur J Appl Physiol. 2017;117(12):2569-2577. doi:10.1007/s00421-017-3744-4
- Kreider RB, Kalman DS, Antonio J, et al. International Society of Sports Nutrition position stand: safety and efficacy of creatine supplementation in exercise, sport, and medicine. J Int Soc Sports Nutr. 2017;14:18. doi:10.1186/s12970-017-0173-z
- Ciccone V, Cabrera K, Antonio J. The effects of pre versus post workout supplementation of creatine monohydrate on body composition and strength. J Int Soc Sports Nutr. 2013;10:36. doi:10.1186/1550-2783-10-36
- Ribeiro F, Longobardi I, Perim P, et al. Timing of Creatine Supplementation around Exercise: A Real Concern? Nutrients. 2021;13(8):2844. doi:10.3390/nu13082844
- Candow DG, Vogt E, Johannsmeyer S, Forbes SC, Farthing JP. Strategic creatine supplementation and resistance training in healthy older adults. Appl Physiol Nutr Metab. 2015;40(7):689-694. doi:10.1139/apnm-2014-0498
- Forbes SC, Candow DG. Timing of Creatine Supplementation and Resistance Training: A Brief Review. Journal of Exercise and Nutrition. 2018;1(5).
- Waldron M, Patterson SD, Tallent J, Jeffries O. The Effects of an Oral Taurine Dose and Supplementation Period on Endurance Exercise Performance in Humans: A Meta-Analysis. Sports Med. 2018;48(5):1247-1253. doi:10.1007/s40279-018-0896-2
- Deng H, Song T, Yin M, et al. Does One Shot Work? The Acute Impact of a Single Taurine Dose on Exercise Performance: A Meta-Analytic Review. Scand J Med Sci Sports. 2025;35(9):e70123. doi:10.1111/sms.70123
- EFSA Panel on Food Additives and Nutrient Sources added to Food (ANS). The use of taurine and D-glucurono-γ-lactone as constituents of the so-called 'energy' drinks. EFSA Journal. 2009;7(2):935. doi:10.2903/j.efsa.2009.935
- Wolfe RR. Branched-chain amino acids and muscle protein synthesis in humans: myth or reality? J Int Soc Sports Nutr. 2017;14:30. doi:10.1186/s12970-017-0184-9
- The Italian ALS Study Group. Branched-chain amino acids and amyotrophic lateral sclerosis: a treatment failure? Neurology. 1993;43(12):2466-2470. doi:10.1212/WNL.43.12.2466
- Pooyandjoo M, Nouhi Z, Shab-Bidar S, Djafarian K, Olyaeemanesh A. The effect of (L-)carnitine on weight loss in adults: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Obes Rev. 2016;17(10):970-976. doi:10.1111/obr.12436
- Wall BT, Stephens FB, Constantin-Teodosiu D, Marimuthu K, Macdonald IA, Greenhaff PL. Chronic oral ingestion of L-carnitine and carbohydrate increases muscle carnitine content and alters muscle fuel metabolism during exercise in humans. J Physiol. 2011;589(Pt 4):963-973. doi:10.1113/jphysiol.2010.201343
- Fielding R, Riede L, Lugo JP, Bellamine A. l-Carnitine Supplementation in Recovery after Exercise. Nutrients. 2018;10(3):349. doi:10.3390/nu10030349
- Sawicka AK, Renzi G, Olek RA. The bright and the dark sides of L-carnitine supplementation: a systematic review. J Int Soc Sports Nutr. 2020;17:49. doi:10.1186/s12970-020-00377-2
- Jäger R, Purpura M, Shao A, Inoue T, Kreider RB. Analysis of the efficacy, safety, and regulatory status of novel forms of creatine. Amino Acids. 2011;40(5):1369-1383. doi:10.1007/s00726-011-0874-6
- Jagim AR, Oliver JM, Sanchez A, et al. A buffered form of creatine does not promote greater changes in muscle creatine content, body composition, or training adaptations than creatine monohydrate. J Int Soc Sports Nutr. 2012;9:43. doi:10.1186/1550-2783-9-43
- Murillo Zapata CM, Cardona Gil CP, Acosta Bermúdez LC. Clorhidrato de creatina versus monohidrato de creatina: diferencias en solubilidad, efectos ergogénicos y composición corporal. Perspectivas en Nutrición Humana. 2022;24(2):233-246. doi:10.17533/udea.penh.v24n2a06
- Salem A, Ben Maaoui K, Jahrami H, et al. Attenuating Muscle Damage Biomarkers and Muscle Soreness After an Exercise-Induced Muscle Damage with Branched-Chain Amino Acid (BCAA) Supplementation: A Systematic Review and Meta-analysis with Meta-regression. Sports Medicine - Open. 2024;10:42. doi:10.1186/s40798-024-00686-9
- Martinho DV, Nobari H, Faria A, Field A, Duarte D, Sarmento H. Oral Branched-Chain Amino Acids Supplementation in Athletes: A Systematic Review. Nutrients. 2022;14(19):4002. doi:10.3390/nu14194002
- Pérez-Guisado J, Jakeman PM. Citrulline malate enhances athletic anaerobic performance and relieves muscle soreness. J Strength Cond Res. 2010;24(5):1215-1222. doi:10.1519/JSC.0b013e3181cb28e0
- Trexler ET, Persky AM, Ryan ED, Schwartz TA, Stoner L, Smith-Ryan AE. Acute Effects of Citrulline Supplementation on High-Intensity Strength and Power Performance: A Systematic Review and Meta-Analysis. Sports Med. 2019;49(5):707-718. doi:10.1007/s40279-019-01091-z
- Bendahan D, Mattei JP, Ghattas B, Confort-Gouny S, Le Guern ME, Cozzone PJ. Citrulline/malate promotes aerobic energy production in human exercising muscle. Br J Sports Med. 2002;36(4):282-289. doi:10.1136/bjsm.36.4.282
- Chappell AJ, Allwood DM, Johns R, Brown S, Sultana K, Anand A, Simper T. Citrulline malate supplementation does not improve German Volume Training performance or reduce muscle soreness in moderately trained males and females. J Int Soc Sports Nutr. 2018;15:42. doi:10.1186/s12970-018-0245-8
- Schoenfeld BJ, Aragon AA. How much protein can the body use in a single meal for muscle-building? Implications for daily protein distribution. J Int Soc Sports Nutr. 2018;15:10. doi:10.1186/s12970-018-0215-1
- Moro T, Tinsley G, Bianco A, et al. Effects of eight weeks of time-restricted feeding (16/8) on basal metabolism, maximal strength, body composition, inflammation, and cardiovascular risk factors in resistance-trained males. J Transl Med. 2016;14:290. doi:10.1186/s12967-016-1044-0
- Mourao DM, Bressan J, Campbell WW, Mattes RD. Effects of food form on appetite and energy intake in lean and obese young adults. Int J Obes. 2007;31(11):1688-1695. doi:10.1038/sj.ijo.0803667
- ANSES. Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual. ciqual.anses.fr
- Hultman E, Söderlund K, Timmons JA, Cederblad G, Greenhaff PL. Muscle creatine loading in men. J Appl Physiol. 1996;81(1):232-237. doi:10.1152/jappl.1996.81.1.232
- Syrotuik DG, Bell GJ. Acute creatine monohydrate supplementation: a descriptive physiological profile of responders vs. nonresponders. J Strength Cond Res. 2004;18(3):610-617. doi:10.1519/12392.1
- Jackman SR, Witard OC, Philp A, Wallis GA, Baar K, Tipton KD. Branched-Chain Amino Acid Ingestion Stimulates Muscle Myofibrillar Protein Synthesis following Resistance Exercise in Humans. Front Physiol. 2017;8:390. doi:10.3389/fphys.2017.00390
- Mifflin MD, St Jeor ST, Hill LA, Scott BJ, Daugherty SA, Koh YO. A new predictive equation for resting energy expenditure in healthy individuals. Am J Clin Nutr. 1990;51(2):241-247. doi:10.1093/ajcn/51.2.241
- Frankenfield D, Roth-Yousey L, Compher C. Comparison of predictive equations for resting metabolic rate in healthy nonobese and obese adults: a systematic review. J Am Diet Assoc. 2005;105(5):775-789. doi:10.1016/j.jada.2005.02.005
- Slater GJ, Dieter BP, Marsh DJ, Helms ER, Shaw G, Iraki J. Is an Energy Surplus Required to Maximize Skeletal Muscle Hypertrophy Associated With Resistance Training? Front Nutr. 2019;6:131. doi:10.3389/fnut.2019.00131
- Iraki J, Fitschen P, Espinar S, Helms E. Nutrition Recommendations for Bodybuilders in the Off-Season: A Narrative Review. Sports (Basel). 2019;7(7):154. doi:10.3390/sports7070154
- Garthe I, Raastad T, Refsnes PE, Sundgot-Borgen J. Effect of nutritional intervention on body composition and performance in elite athletes. Eur J Sport Sci. 2013;13(3):295-303. doi:10.1080/17461391.2011.643923
- Kerksick CM, Arent S, Schoenfeld BJ, et al. International society of sports nutrition position stand: nutrient timing. J Int Soc Sports Nutr. 2017;14:33. doi:10.1186/s12970-017-0189-4
- Schoenfeld BJ, Aragon AA, Krieger JW. The effect of protein timing on muscle strength and hypertrophy: a meta-analysis. J Int Soc Sports Nutr. 2013;10:53. doi:10.1186/1550-2783-10-53
- Aragon AA, Schoenfeld BJ. Nutrient timing revisited: is there a post-exercise anabolic window? J Int Soc Sports Nutr. 2013;10:5. doi:10.1186/1550-2783-10-5
- Schoenfeld BJ, Aragon AA, Wilborn CD, Krieger JW, Sonmez GT. Body composition changes associated with fasted versus non-fasted aerobic exercise. J Int Soc Sports Nutr. 2014;11:54. doi:10.1186/s12970-014-0054-7
- Burke DG, Chilibeck PD, Parise G, Candow DG, Mahoney D, Tarnopolsky M. Effect of creatine and weight training on muscle creatine and performance in vegetarians. Med Sci Sports Exerc. 2003;35(11):1946-1955. doi:10.1249/01.MSS.0000093614.17517.79
- Antonio J, Candow DG, Forbes SC, et al. Common questions and misconceptions about creatine supplementation: what does the scientific evidence really show? J Int Soc Sports Nutr. 2021;18:13. doi:10.1186/s12970-021-00412-w
- Candow DG, Chilibeck PD, Burke DG, Davison KS, Smith-Palmer T. Effect of glutamine supplementation combined with resistance training in young adults. Eur J Appl Physiol. 2001;86(2):142-149. doi:10.1007/s00421-001-0523-y
- Ramezani Ahmadi A, Rayyani E, Bahreini M, Mansoori A. The effect of glutamine supplementation on athletic performance, body composition, and immune function: A systematic review and a meta-analysis of clinical trials. Clin Nutr. 2019;38(3):1076-1091. doi:10.1016/j.clnu.2018.05.001
- Zhou Q, Verne ML, Fields JZ, et al. Randomised placebo-controlled trial of dietary glutamine supplements for postinfectious irritable bowel syndrome. Gut. 2019;68(6):996-1002. doi:10.1136/gutjnl-2017-315136
- Rolls BJ. The relationship between dietary energy density and energy intake. Physiol Behav. 2009;97(5):609-615. doi:10.1016/j.physbeh.2009.03.011
- ANSES. Les fibres alimentaires : définitions, méthodes de dosage, valeurs de référence. anses.fr (repère de 30 g/jour chez l'adulte)
- EFSA, Scientific Panel on Food Additives, Flavourings, Processing Aids and Materials in Contact with Food (AFC). Opinion on creatine monohydrate for use in foods for particular nutritional uses. EFSA Journal. 2004;2(4):36 (spécification de pureté : créatinine ≤ 100 mg/kg, dicyandiamide ≤ 50 mg/kg, dihydro-1,3,5-triazine non détectable). doi:10.2903/j.efsa.2004.36
- Moret S, Prevarin A, Tubaro F. Levels of creatine, organic contaminants and heavy metals in creatine dietary supplements. Food Chem. 2011;126(3):1232-1238. doi:10.1016/j.foodchem.2010.12.028
- SuppCo (plateforme indépendante de tests de compléments). Creatine Reality Check : the failures we found when testing popular products. Analyse de 11 produits (5 poudres, 6 gommes) en laboratoire indépendant accrédité ISO 17025, 12 juin 2025. Rapport de tests industriels, non revu par les pairs. supp.co
- Schwedhelm E, Maas R, Freese R, et al. Pharmacokinetic and pharmacodynamic properties of oral L-citrulline and L-arginine: impact on nitric oxide metabolism. Br J Clin Pharmacol. 2008;65(1):51-59. doi:10.1111/j.1365-2125.2007.02990.x
- Khalaf D, Krüger M, Wehland M, Infanger M, Grimm D. The Effects of Oral l-Arginine and l-Citrulline Supplementation on Blood Pressure. Nutrients. 2019;11(7):1679. doi:10.3390/nu11071679
- Snijders T, Res PT, Smeets JSJ, et al. Protein Ingestion before Sleep Increases Muscle Mass and Strength Gains during Prolonged Resistance-Type Exercise Training in Healthy Young Men. J Nutr. 2015;145(6):1178-1184. doi:10.3945/jn.114.208371
- EFSA, Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA). Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to creatine and increase in physical performance during short-term, high intensity, repeated exercise bouts. EFSA Journal. 2011;9(7):2303 (allégation retenue pour un apport de 3 g de créatine par jour). doi:10.2903/j.efsa.2011.2303
- Anvisa (agence sanitaire brésilienne). Creatinas: Anvisa divulga resultados de análise em suplementos. 23 avril 2025 (analyse de suppléments de créatine du marché brésilien : nombreuses erreurs d'étiquetage relevées, teneurs conformes aux attentes). gov.br/anvisa
- Organisation mondiale de la santé (OMS) / FAO / UNU. Protein and amino acid requirements in human nutrition, rapport d'une consultation conjointe d'experts, WHO Technical Report Series n° 935, 2007 (besoins de l'adulte : leucine 39 mg/kg/jour, isoleucine 20 mg/kg/jour, valine 26 mg/kg/jour). iris.who.int
- Moberg M, Apró W, Ekblom B, van Hall G, Holmberg HC, Blomstrand E. Activation of mTORC1 by leucine is potentiated by branched-chain amino acids and even more so by essential amino acids following resistance exercise. Am J Physiol Cell Physiol. 2016;310(11):C874-C884. doi:10.1152/ajpcell.00374.2015
- Schoenfeld BJ, Aragon AA, Krieger JW. Effects of meal frequency on weight loss and body composition: a meta-analysis. Nutr Rev. 2015;73(2):69-82. doi:10.1093/nutrit/nuu017
- Smith-Ryan AE, Cabre HE, Eckerson JM, Candow DG. Creatine Supplementation in Women's Health: A Lifespan Perspective. Nutrients. 2021;13(3):877. doi:10.3390/nu13030877 (réserves endogènes de créatine 70 à 80 % plus basses chez la femme ; dose de 0,3 g/kg/jour étudiée après la ménopause)
- van der Merwe J, Brooks NE, Myburgh KH. Three weeks of creatine monohydrate supplementation affects dihydrotestosterone to testosterone ratio in college-aged rugby players. Clin J Sport Med. 2009;19(5):399-404. doi:10.1097/JSM.0b013e3181b8b52f (20 joueurs ; rapport DHT/testostérone en hausse de 36 % après la charge, aucune mesure capillaire)
- Powers ME, Arnold BL, Weltman AL, et al. Creatine Supplementation Increases Total Body Water Without Altering Fluid Distribution. J Athl Train. 2003;38(1):44-50. PMID 12937471
- Forbes SC, Candow DG, Krentz JR, Roberts MD, Young KC. Changes in Fat Mass Following Creatine Supplementation and Resistance Training in Adults ≥50 Years of Age: A Meta-Analysis. J Funct Morphol Kinesiol. 2019;4(3):62. doi:10.3390/jfmk4030062 (19 études, 609 participants : −0,55 point de pourcentage de masse grasse contre placebo, la masse grasse en kilos ne différant pas significativement)
- Harris RC, Lowe JA, Warnes K, Orme CE. The concentration of creatine in meat, offal and commercial dog food. Res Vet Sci. 1997;62(1):58-62. doi:10.1016/S0034-5288(97)90181-8 (dosage analytique : 27,8 à 32,3 mmol/kg, soit 3,6 à 4,3 g/kg, dans le poulet, le bœuf et le lapin crus)
- Balsom PD, Söderlund K, Ekblom B. Creatine in humans with special reference to creatine supplementation. Sports Med. 1994;18(4):268-280. doi:10.2165/00007256-199418040-00005 (revue à l'origine du tableau de teneurs alimentaires repris partout, hareng compris)
- Elbir Z, Oz F. Determination of creatine, creatinine, free amino acid and heterocyclic aromatic amine contents of plain beef and chicken juices. J Food Sci Technol. 2021;58(9):3293-3302. doi:10.1007/s13197-020-04875-8 (bœuf cru 3,92 à 4,45 mg/g de créatine, poulet cru 3,80 à 4,04 mg/g ; conversion en créatinine surtout dans les quarante premières minutes de chauffage)
- U.S. Department of Agriculture, Agricultural Research Service. FoodData Central. fdc.nal.usda.gov (composition des viandes et poissons crus, dont la teneur en protéines de l'ordre de 21 g pour 100 g de bœuf maigre)
- Ogden HB, Fallowfield JL, Child RB, et al. No protective benefits of low dose acute L-glutamine supplementation on small intestinal permeability, epithelial injury and bacterial translocation biomarkers in response to subclinical exertional-heat stress: a randomized cross-over trial. Temperature (Austin). 2022;9(2):196-210. doi:10.1080/23328940.2021.2015227
Chaque affirmation nutritionnelle de cet article s'appuie sur ces publications.