Spiruline et perte de poids : l'effet réel, chiffres à l'appui
« La spiruline aide à perdre du poids » est la phrase la plus recopiée du rayon minceur. Deux méta-analyses publiées en 2025 permettent enfin de la vérifier, et leur verdict croisé est inattendu : l'effet sur la balance existe, il est minuscule, et il s'évanouit dès qu'on mesure la masse grasse. En revanche, la spiruline fait quelque chose d'assez bien établi, que personne n'écrit sur l'étiquette.
- Sur le poids, l'effet groupé des essais tourne autour de 1 kg sur la durée d'une étude : mesurable, mais marginal.
- Sur la masse grasse, l'IMC et le tour de taille, la méta-analyse 2025 la plus conservatrice ne trouve rien de significatif.
- L'effet le mieux documenté porte sur les lipides sanguins : cholestérol total, LDL, triglycérides, HDL.
- L'argument coupe-faim ne tient pas l'arithmétique : 3 g de spiruline, c'est moins de 2 g de protéines et environ 9 kcal.
La spiruline fait-elle maigrir ? La réponse en une ligne
Non, pas au sens où l'entend la personne qui tape cette requête. La spiruline ne brûle pas de graisse, ne déclenche pas de perte de poids par elle-même, et son effet mesuré sur la balance est si faible qu'il se confond avec le bruit de fond d'un changement d'habitudes alimentaires.
Ce n'est pas un avis. C'est ce que donnent les deux méta-analyses publiées en 2025, qui sont à ce jour les synthèses les plus complètes sur le sujet. La première, qui regroupe 17 essais contrôlés randomisés, trouve une réduction moyenne de 1,07 kg de poids corporel, 0,40 point d'IMC et 0,84 point de masse grasse sur la durée des essais16. La seconde, qui a rassemblé 23 études et 1 035 adultes en surpoids ou en situation d'obésité, trouve un effet significatif sur le poids, mais rien de significatif sur l'IMC, sur la masse grasse ni sur le tour de taille57.
Traduction pratique : un kilo, sur douze semaines, c'est ce que produit un écart de quelques dizaines de kilocalories par jour. Autant dire un décalage de portion, une boisson en moins, ou simplement l'effet de se savoir suivi dans une étude. Si vous achetez de la spiruline pour perdre du gras, vous achetez le mauvais produit. Nos autres pages sur les compléments minceur arrivent d'ailleurs à la même conclusion pour la plupart des ingrédients du rayon.
Cela ne veut pas dire que la spiruline ne sert à rien. Cela veut dire que ce qu'elle fait de mieux n'est pas ce qu'on lui demande. La suite détaille les deux, chiffres à l'appui.
Ce que mesurent vraiment les deux méta-analyses de 2025
Comparer deux méta-analyses n'a d'intérêt que si l'on sait ce qu'elles mesurent. Celles-ci n'utilisent pas la même unité, et c'est précisément ce qui rend leur lecture croisée instructive.
La première exprime ses résultats en unités réelles (kilos, points d'IMC, points de pourcentage de masse grasse). La seconde raisonne en taille d'effet standardisée, un indicateur sans unité où 0,2 est conventionnellement considéré comme un petit effet, 0,5 comme moyen et 0,8 comme important. Quand l'intervalle de confiance de cet indicateur contient zéro, le résultat n'est pas distinguable du hasard.
| Ce qui est mesuré | Méta-analyse dose-réponse, 17 essais16 | Méta-analyse 2025, 23 études, 1 035 adultes57 |
|---|---|---|
| Poids corporel | −1,07 kg | g = −0,30 (IC 95 % −0,53 à −0,08) |
| IMC | −0,40 point | g = −0,25 (IC −0,55 à 0,05) : non significatif |
| Masse grasse | −0,84 point | g = 0,06 (IC −0,66 à 0,77) : non significatif |
| Tour de taille | Non rapporté | g = −0,09 (IC −0,35 à 0,18) : non significatif |
| Cholestérol total | Hors périmètre | g = −0,79 (IC −1,18 à −0,41) |
| Triglycérides | Hors périmètre | g = −0,64 (IC −1,00 à −0,28) |
Lisez la colonne de droite de haut en bas et le schéma saute aux yeux : plus la mesure se rapproche de la graisse corporelle, plus l'effet se dissout. Le poids bouge un peu, l'IMC déjà plus du tout, la masse grasse pas du tout, le tour de taille pas davantage. Et dès qu'on descend sur les lignes du bilan lipidique, les tailles d'effet triplent.
La divergence entre les deux synthèses sur la masse grasse mérite d'être dite franchement plutôt qu'arbitrée : une méta-analyse trouve 0,84 point, l'autre ne trouve rien. Quand deux synthèses sérieuses publiées la même année ne s'accordent pas sur l'existence d'un effet, la conclusion honnête est qu'il est, au mieux, trop petit pour être mesuré de façon stable. Ce n'est pas la conclusion qu'on lit sur les pages de vente.
L'effet le mieux établi n'est pas celui qu'on vous vend
Voici le résultat que la SERP française passe entièrement sous silence. Dans la même méta-analyse de 2025, sur les mêmes participants, les effets sur le bilan lipidique sont d'un tout autre ordre de grandeur que ceux sur la composition corporelle57 :
- Cholestérol total : g = −0,79
- LDL (le cholestérol dit « mauvais ») : g = −0,71
- Triglycérides : g = −0,64
- HDL (le « bon »), qui monte : g = +0,53
Quatre marqueurs, quatre résultats significatifs, avec des tailles d'effet moyennes à importantes. Comparez avec le g = 0,06 de la masse grasse et vous tenez le vrai visage de cette algue : un complément qui agit sur les lipides du sang, pas sur ceux du ventre.
Deux réserves, qui comptent. D'abord, ces résultats viennent de populations en surpoids ou en situation d'obésité, souvent avec un bilan lipidique déjà dégradé : on améliore plus facilement ce qui est franchement anormal qu'un bilan déjà correct. Ensuite, un marqueur sanguin qui bouge n'est pas un événement cardiovasculaire évité ; aucune de ces études n'a mesuré autre chose que des chiffres de laboratoire. Sur le terrain des lipides sanguins, les données d'intervention les plus solides restent celles des acides gras oméga 3, et la question relève de votre médecin, pas d'un article.
Sur ce point, la règle ne bouge pas : en cas d'anomalie du bilan lipidique, de traitement en cours ou de pathologie connue, l'avis médical prime sur toute décision de supplémentation.
L'argument coupe-faim ne survit pas à l'arithmétique
Le raisonnement qu'on lit partout tient en une phrase : la spiruline contient 60 à 70 % de protéines, les protéines rassasient, donc la spiruline coupe la faim. Chaque maillon est vrai. La chaîne, elle, casse à l'endroit que personne ne regarde : la quantité.
La spiruline séchée titre environ 57 g de protéines pour 100 g et fournit de l'ordre de 290 kcal pour 100 g35. Appliquez ces valeurs à une prise réaliste, c'est-à-dire 3 g, soit six comprimés de 500 mg ou une cuillère à café rase :
| Ce que vous prenez | Protéines apportées | Énergie | Équivalent alimentaire |
|---|---|---|---|
| 3 g de spiruline | ≈ 1,7 g | ≈ 9 kcal | Un tiers de blanc d'œuf |
| 5 g de spiruline | ≈ 2,9 g | ≈ 15 kcal | Un demi-blanc d'œuf |
| 1 yaourt nature | ≈ 4 à 5 g | ≈ 60 kcal | Sans objet |
| Dose usuelle de protéine en poudre | ≈ 20 à 24 g | ≈ 110 kcal | Sans objet |
Un gramme et demi de protéines ne rassasie personne. Pour situer l'ordre de grandeur nécessaire, l'essai de référence sur l'effet coupe-faim des protéines n'a pas ajouté deux grammes : il a fait passer la part des protéines de 15 à 30 % de l'apport énergétique total, soit plusieurs dizaines de grammes par jour, et c'est à ce prix qu'il a obtenu une baisse durable de l'appétit et des apports spontanés34. Entre les deux, il y a un facteur vingt.
La conséquence est simple et elle vaut pour tout le rayon : ce qui rassasie, c'est la structure de vos repas, pas une gélule verte. Si l'objectif est bien la satiété, c'est du côté de la répartition de vos apports en protéines qu'il faut travailler, pas du côté d'un complément à 9 kcal la prise.
Quant à l'argument de la leucine qui « accélérerait le métabolisme », il relève du même problème d'échelle : 3 g de spiruline apportent une fraction de gramme de leucine, très loin des quantités utilisées dans les protocoles qui ont mesuré un effet sur la synthèse protéique.
Spiruline et entraînement : ce que l'ajout d'un programme change
« La spiruline agit en soutien d'une bonne hygiène de vie » : la formule est partout, et elle est commode, puisqu'elle rend le produit impossible à mettre en défaut. Si vous maigrissez, c'est la spiruline ; si vous ne maigrissez pas, c'est votre hygiène de vie. La méta-analyse de 2025 a pourtant testé exactement cette hypothèse, en séparant les essais où la spiruline était donnée seule de ceux où elle accompagnait un programme d'exercice structuré57.
Résultat du sous-groupe « spiruline + exercice », sur 7 essais et 168 participants : taille d'effet de 0,01 sur le poids corporel. Pas 0,1. Zéro virgule zéro un. Rien. L'IMC et la masse grasse ne ressortent pas davantage.
Il faut prendre la mesure de ce chiffre. Dans ces essais, les participants s'entraînaient réellement, et pourtant l'ajout de spiruline n'a rien apporté de mesurable sur le poids par rapport au placebo. Autrement dit : ce n'est pas que la spiruline aurait besoin d'exercice pour fonctionner, c'est que l'exercice fonctionne et que la spiruline ne lui ajoute rien sur ce terrain. Le seul bénéfice qui ressort de ce sous-groupe concerne, là encore, les lipides sanguins (HDL et LDL).
La perte de poids, elle, continue d'obéir à l'arithmétique que rien ne contourne : un déficit énergétique entretenu dans la durée. L'ampleur du déficit nécessaire pour un kilo est d'ailleurs bien plus élevée que ne le laisse croire la vieille règle de calcul, et elle se réduit à mesure que le poids baisse1920. Pour poser vos propres chiffres plutôt que d'espérer un raccourci, notre calculateur de besoins caloriques donne un point de départ réaliste.
Ce qui reste défendable : dose, durée, attentes
Supposons que vous vouliez tout de même en prendre, pour ses autres propriétés ou parce que la question du bilan lipidique vous concerne. Voici ce qui se défend, et ce qui ne se défend pas.
La dose. Les essais inclus dans les synthèses ont utilisé des apports allant de 1 à 8 g par jour, et l'analyse dose-réponse montre que le bénéfice cesse d'augmenter très vite : monter les doses n'achète pas un meilleur résultat16. Autour de 2 à 3 g par jour, vous êtes dans la zone utilisée par la littérature. Au-delà, vous payez surtout plus cher.
La durée. C'est le paramètre qui distingue les essais positifs des essais nuls, bien plus que la dose. Les protocoles qui trouvent quelque chose durent en général au moins douze semaines. Une cure de quinze jours ne produira rien de mesurable, quelle que soit la quantité avalée.
Le moment de la prise. Aucune donnée sérieuse ne distingue le matin du soir, ni avant du pendant le repas. Les recommandations très précises que l'on trouve à ce sujet ne reposent sur rien de publié. Prenez-la quand vous y penserez, c'est le seul paramètre qui influence réellement le résultat, parce qu'il conditionne l'observance.
Les attentes. Si vous en attendez une perte de graisse, vous serez déçu, et le tableau plus haut explique pourquoi. Si vous en attendez un complément de micronutriments et un possible coup de pouce sur le bilan lipidique, vous êtes dans le vrai périmètre.
Sécurité, contre-indications et qualité du produit
La spiruline est un aliment, pas un médicament, et elle est consommée depuis longtemps. Cela ne la rend pas anodine pour tout le monde, et l'agence sanitaire française a publié un avis spécifiquement consacré aux risques liés aux compléments qui en contiennent18. Le point central de cet avis ne porte pas sur l'algue elle-même mais sur sa culture et sa récolte : selon les conditions de production, une spiruline peut être contaminée par des cyanotoxines, des bactéries ou des métaux lourds. La traçabilité du producteur est donc le vrai critère de choix, loin devant le dosage affiché.
Les situations qui imposent un avis médical préalable, ou l'abstention :
✓ Ce que la spiruline peut raisonnablement apporter
- Un appoint en protéines végétales et en micronutriments dans une alimentation pauvre
- Une amélioration mesurée du bilan lipidique chez des personnes en surpoids
- Un effet sur le poids réel mais marginal, de l'ordre du kilo sur plusieurs mois
- Un produit sûr pour un adulte en bonne santé, aux doses usuelles et avec un producteur traçable
✕ Ce qu'elle ne fait pas, ou ce qui impose la prudence
- Elle ne brûle aucune graisse et ne modifie ni le tour de taille ni la masse grasse de façon fiable
- Elle ne coupe pas la faim aux doses vendues : 3 g apportent moins de 2 g de protéines
- Déconseillée en cas de phénylcétonurie et d'hémochromatose ou de surcharge en fer
- Prudence avec un traitement anticoagulant, en raison de la vitamine K apportée
- Avis médical requis en cas de maladie auto-immune, d'insuffisance rénale, pendant la grossesse et chez l'enfant
- La qualité dépend entièrement du producteur : risque de contamination si la culture est mal maîtrisée
Les effets indésirables rapportés aux doses usuelles sont bénins et surtout digestifs : ballonnements, selles molles, parfois maux de tête en début de cure. Ils s'atténuent en montant progressivement la dose sur une à deux semaines. En cas de pathologie, de traitement au long cours ou de doute, l'avis d'un médecin prime sur ce que vous lirez ici ou ailleurs.
Notre verdict sur la spiruline et la perte de poids
Nous la classons dans la catégorie « effet réel mais hors sujet ». Ce n'est ni un produit inutile ni une arnaque : c'est un complément dont le bénéfice le mieux documenté n'a rien à voir avec le motif qui pousse les gens à l'acheter.
Un signal réglementaire vient confirmer cette lecture. Le droit européen interdit de faire porter à un aliment une allégation de santé qui n'a pas été autorisée après évaluation scientifique38. Aucune allégation minceur n'a été autorisée pour la spiruline. C'est précisément pour cette raison que les pages de vente parlent de « soutien », d'« accompagnement » et de « coup de pouce » : ces mots-là ne sont pas des allégations, donc ils n'ont rien à prouver.
Trois décisions, selon votre situation.
Vous voulez perdre de la graisse. Ne l'achetez pas pour ça. Le kilo mesuré dans les essais est du même ordre que le bruit d'une pesée, et le sous-groupe avec exercice trouve zéro. L'argent est mieux placé ailleurs, ou nulle part.
Vous en prenez déjà et vous vous sentez mieux. Rien n'oblige à arrêter. Vérifiez simplement la traçabilité du producteur, restez autour de 2 à 3 g par jour, et n'attribuez pas à l'algue les progrès qui viennent de votre assiette et de votre entraînement.
Votre bilan lipidique est le sujet. C'est le seul terrain où les données sont cohérentes. Parlez-en à votre médecin, qui décidera si l'essai vaut la peine et surtout ce qu'il faut surveiller.
Une dernière remarque de méthode. Un complément qui produirait vraiment une perte de graisse n'aurait aucun besoin de mécanismes narratifs : il afficherait des kilos et des points de masse grasse. Quand un rayon entier parle mécanisme plutôt que résultat, c'est en général que le résultat manque.
Questions fréquentes
Est-ce que la spiruline fait maigrir ?
Pas de façon utile. Les deux méta-analyses de 2025 trouvent au mieux environ 1 kg sur la durée d'un essai, et aucun effet significatif sur la masse grasse ni sur le tour de taille dans la plus conservatrice des deux. La spiruline ne brûle pas de graisse.
Combien de kilos peut-on perdre avec la spiruline ?
L'effet groupé sur 17 essais contrôlés est de 1,07 kg, mesuré sur des protocoles qui durent en général de 8 à 12 semaines. C'est l'ordre de grandeur d'un écart de quelques dizaines de kilocalories par jour, sans aucun rapport avec les promesses affichées en rayon.
Quand prendre la spiruline pour maigrir ?
Aucune donnée publiée ne distingue le matin du soir, ni avant du pendant le repas. Les protocoles horaires très précis que l'on trouve en ligne ne reposent sur rien de mesuré. Le seul paramètre qui compte vraiment est la régularité sur plusieurs semaines.
Combien de temps faut-il pour voir les effets de la spiruline ?
Sur la composition corporelle, les essais qui trouvent quelque chose durent au moins douze semaines. En deçà, il n'y a rien de mesurable à attendre. Les impressions ressenties au bout de dix jours relèvent de l'attente, pas d'un effet documenté.
Quelle quantité de spiruline par jour ?
Les essais utilisent de 1 à 8 g par jour, et l'analyse dose-réponse montre que le bénéfice plafonne rapidement. Autour de 2 à 3 g par jour, vous êtes dans la fourchette de la littérature. Augmenter la dose n'améliore pas le résultat, cela augmente la facture.
La spiruline coupe-t-elle vraiment la faim ?
Non, et l'arithmétique suffit à le montrer. À 57 g de protéines pour 100 g, une prise de 3 g apporte moins de 2 g de protéines et environ 9 kcal. L'essai de référence sur la satiété a dû faire passer les protéines de 15 à 30 % de l'apport énergétique pour obtenir un effet.
Qui ne doit pas prendre de la spiruline ?
Elle est déconseillée en cas de phénylcétonurie et de surcharge en fer, et demande de la prudence sous traitement anticoagulant en raison de sa vitamine K. Maladie auto-immune, insuffisance rénale, grossesse et jeune enfant imposent un avis médical préalable.
Quels sont les effets indésirables de la spiruline ?
Aux doses usuelles, ils sont bénins et digestifs : ballonnements, selles molles, parfois maux de tête en début de cure. Le vrai risque n'est pas l'algue mais sa production : selon les conditions de culture, une spiruline peut contenir des cyanotoxines ou des métaux lourds.
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- Kadooka Y, Sato M, Imaizumi K, et al. Regulation of abdominal adiposity by probiotics (Lactobacillus gasseri SBT2055) in adults with obese tendencies in a randomized controlled trial. Eur J Clin Nutr. 2010;64(6):636-643. doi:10.1038/ejcn.2010.19
- Règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires, annexe III. eur-lex.europa.eu (mention obligatoire « une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs » au-delà de 10 % de polyols ajoutés)
- Borgeraas H, Johnson LK, Skattebu J, Hertel JK, Hjelmesæth J. Effects of probiotics on body weight, body mass index, fat mass and fat percentage in subjects with overweight or obesity: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Obes Rev. 2018;19(2):219-232. doi:10.1111/obr.12626 (effet moyen sur le poids corporel inférieur à un kilogramme, avec une qualité de preuve jugée faible)
- Westwater ML, Fletcher PC, Ziauddeen H. Sugar addiction: the state of the science. European Journal of Nutrition. 2016;55(Suppl 2):55-69. doi:10.1007/s00394-016-1229-6 (revue : pas de preuve d'une dépendance au sucre chez l'humain)
- Gardner CD, Trepanowski JF, Del Gobbo LC, et al. Effect of Low-Fat vs Low-Carbohydrate Diet on 12-Month Weight Loss in Overweight Adults and the Association With Genotype Pattern or Insulin Secretion: The DIETFITS Randomized Clinical Trial. JAMA. 2018;319(7):667-679. doi:10.1001/jama.2018.0245 (609 adultes, 12 mois, sucres ajoutés et céréales raffinées supprimés dans les deux groupes)
- Rebouche CJ. Kinetics, pharmacokinetics, and regulation of L-carnitine and acetyl-L-carnitine metabolism. Ann N Y Acad Sci. 2004;1033:30-41. doi:10.1196/annals.1320.003 (biodisponibilité orale des compléments de L-carnitine : 14 à 18 % de la dose, absorption essentiellement passive)
- Stephens FB, Constantin-Teodosiu D, Laithwaite D, Simpson EJ, Greenhaff PL. Insulin stimulates L-carnitine accumulation in human skeletal muscle. FASEB J. 2006;20(2):377-379. doi:10.1096/fj.05-4985fje (carnitine total musculaire portée de 22,0 à 24,7 mmol/kg de matière sèche sous insulinémie de 149 mIU/l ; aucun effet à l'insulinémie à jeun de 7,4 mIU/l)
- Stephens FB, Evans CE, Constantin-Teodosiu D, Greenhaff PL. Carbohydrate ingestion augments L-carnitine retention in humans. J Appl Physiol. 2007;102(3):1065-1070. doi:10.1152/japplphysiol.01011.2006
- Wall BT, Stephens FB, Constantin-Teodosiu D, Marimuthu K, Macdonald IA, Greenhaff PL. Chronic oral ingestion of L-carnitine and carbohydrate increases muscle carnitine content and alters muscle fuel metabolism during exercise in humans. J Physiol. 2011;589(Pt 4):963-973. doi:10.1113/jphysiol.2010.201343 (2 g de L-carnitine L-tartrate et 80 g de glucides deux fois par jour pendant 24 semaines : carnitine musculaire +21 %, glycogène épargné de 55 % à 50 % de VO2max, travail produit +11 %)
- Pooyandjoo M, Nouhi M, Shab-Bidar S, Djafarian K, Olyaeemanesh A. The effect of (L-)carnitine on weight loss in adults: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Obes Rev. 2016;17(10):970-976. doi:10.1111/obr.12436 (9 essais, 911 participants : −1,33 kg, IC 95 % −2,09 à −0,57 ; IMC −0,47 kg/m² ; l'ampleur de l'effet décroît significativement avec la durée, p = 0,002)
- Talenezhad N, Mohammadi M, Ramezani-Jolfaie N, Mozaffari-Khosravi H, Salehi-Abargouei A. Effects of l-carnitine supplementation on weight loss and body composition: A systematic review and meta-analysis of 37 randomised controlled clinical trials with dose-response analysis. Clin Nutr ESPEN. 2020;37:9-23. doi:10.1016/j.clnesp.2020.03.008 (effet réducteur modeste sur le poids, l'IMC et la masse grasse, surtout en surpoids ou en obésité)
- EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA). Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to L-carnitine and faster recovery from muscle fatigue after exercise, skeletal muscle tissue repair, increase in endurance capacity, maintenance of normal blood LDL-cholesterol concentrations, contribution to normal spermatogenesis and « energy metabolism ». EFSA Journal, 2011;9(6):2212. doi:10.2903/j.efsa.2011.2212 (avis défavorable sur l'ensemble des allégations examinées)
- EFSA Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (NDA). L-carnitine and contribution to normal lipid metabolism: evaluation of a health claim pursuant to Article 13(5) of Regulation (EC) No 1924/2006. EFSA Journal, 2018;16(1):5137. doi:10.2903/j.efsa.2018.5137 (relation de cause à effet non établie entre la consommation de L-carnitine et un métabolisme lipidique normal)
- Koeth RA, Wang Z, Levison BS, et al. Intestinal microbiota metabolism of L-carnitine, a nutrient in red meat, promotes atherosclerosis. Nat Med. 2013;19(5):576-585. doi:10.1038/nm.3145 (production de TMAO dépendante du microbiote, plus élevée chez les omnivores que chez les végétariens et végétaliens ; chez 2 595 patients explorés en cardiologie, la carnitine plasmatique n'était associée au risque cardiovasculaire que chez ceux dont le TMAO était également élevé)
- Fu Z, Zhou S, Gu X. Effects of spirulina supplementation alone or with exercise on cardiometabolic health in overweight and obese adults: a systematic review and meta-analysis. Front Nutr. 2025;12:1624982. doi:10.3389/fnut.2025.1624982 (23 études, 28 bras, 1 035 adultes en surpoids ou en situation d'obésité ; spiruline seule : poids g = −0,30 [IC 95 % −0,53 à −0,08], IMC, masse grasse et tour de taille non significatifs, cholestérol total −0,79, triglycérides −0,64, LDL −0,71, HDL +0,53 ; sous-groupe spiruline + exercice, 7 essais et 168 participants : poids g = 0,01)
- Clegg DO, Reda DJ, Harris CL, et al. Glucosamine, Chondroitin Sulfate, and the Two in Combination for Painful Knee Osteoarthritis. N Engl J Med. 2006;354(8):795-808. doi:10.1056/NEJMoa052771 (essai GAIT, 1 583 patients, 24 semaines : glucosamine, chondroïtine et l'association ne diffèrent pas du placebo sur l'ensemble du groupe ; signal non planifié dans le sous-groupe à douleur modérée à sévère ; effets indésirables comparables au placebo)
- Wandel S, Jüni P, Tendal B, et al. Effects of glucosamine, chondroitin, or placebo in patients with osteoarthritis of hip or knee: network meta-analysis. BMJ. 2010;341:c4675. doi:10.1136/bmj.c4675 (10 essais, 3 803 patients : effet sur la douleur inférieur au seuil de pertinence clinique fixé a priori, pas d'effet sur le pincement de l'interligne articulaire)
- Dostrovsky NR, Towheed TE, Hudson RW, Anastassiades TP. The effect of glucosamine on glucose metabolism in humans: a systematic review of the literature. Osteoarthritis Cartilage. 2011;19(4):375-380. doi:10.1016/j.joca.2011.01.007 (glucosamine orale aux doses usuelles : pas d'effet sur le métabolisme du glucose chez le sujet sain ni chez le diabétique)
- Muniyappa R, Karne RJ, Hall G, et al. Oral Glucosamine for 6 Weeks at Standard Doses Does Not Cause or Worsen Insulin Resistance or Endothelial Dysfunction in Lean or Obese Subjects. Diabetes. 2006;55(11):3142-3150. doi:10.2337/db06-0714 (essai croisé contre placebo, 500 mg trois fois par jour pendant 6 semaines)
- EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA). Scientific Opinion on the substantiation of a health claim related to glucosamine and maintenance of normal joint cartilage pursuant to Article 13(5) of Regulation (EC) No 1924/2006. EFSA Journal. 2012;10(5):2691. doi:10.2903/j.efsa.2012.2691 (relation de cause à effet non établie chez le sujet sans arthrose ; captation de la glucosamine alimentaire par le cartilage jugée très limitée chez l'humain)
- Bannuru RR, Osani MC, Vaysbrot EE, et al. OARSI guidelines for the non-surgical management of knee, hip, and polyarticular osteoarthritis. Osteoarthritis Cartilage. 2019;27(11):1578-1589. doi:10.1016/j.joca.2019.06.011 (exercice structuré et perte de poids en première ligne ; glucosamine non recommandée)
- Messier SP, Gutekunst DJ, Davis C, DeVita P. Weight loss reduces knee-joint loads in overweight and obese older adults with knee osteoarthritis. Arthritis Rheum. 2005;52(7):2026-2032. doi:10.1002/art.21139 (chaque kilogramme de poids corporel perdu retire environ 4 kg de charge compressive au genou à chaque pas)
- Messier SP, Mihalko SL, Legault C, et al. Effects of Intensive Diet and Exercise on Knee Joint Loads, Inflammation, and Clinical Outcomes Among Overweight and Obese Adults With Knee Osteoarthritis: The IDEA Randomized Clinical Trial. JAMA. 2013;310(12):1263-1273. doi:10.1001/jama.2013.277669 (régime + exercice contre exercice seul : forces de compression du genou plus basses, IL-6 plus basse, douleur moindre)